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Entretien avec Jérémie Maria, chef de projet archives à la Fédération Nationale des Banques Populaires (FNBP)

Dans un contexte où la donnée s’impose comme une ressource stratégique, la question de sa gestion dans le temps long devient cruciale, en particulier dans le secteur bancaire. Derrière les obligations de conformité et les exigences de traçabilité, les archives jouent un rôle bien plus large qu’il n’y paraît : elles structurent l’information, sécurisent les activités et participent à la mise en récit de l’histoire des institutions. À la Fédération Nationale des Banques Populaires (FNBP), cette fonction s’inscrit au croisement des enjeux réglementaires, organisationnels et patrimoniaux. À travers cet article, Jérémie Maria, chef de projet archives au sein de la FNBP, partage son expérience et sa vision d’un métier en pleine évolution. Entre pilotage de projets, accompagnement des métiers et valorisation du patrimoine documentaire, il met en lumière les multiples facettes d’un rôle essentiel à la fois à la mémoire et à la performance de l’organisation. Propos recueillis par Camille Girard (en première année du Master TNAH), le 20 avril 20261. 

Pouvez-vous nous décrire votre parcours académique ?

En premier lieu, je vous remercie pour ce temps. Je pense qu’on peut parler effectivement d’un profil plutôt atypique me concernant. J’ai d’abord suivi des études en comptabilité et finances des entreprises, à l’issue desquelles j’ai d’ailleurs été diplômé, avant de réaliser un peu après que ce n’était pas du tout ce que je voulais pour ma vie professionnelle. Donc on était très loin de l’archivistique au départ et de l’histoire, mais j’ai toujours été très passionné par l’histoire sans vraiment m’imaginer un jour que je pouvais en faire un métier.

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  1. Crédit photo : FédérationNationaleBanquesPopulaires [↩]

Entretien avec Lien Céard, chargée de la diffusion des données à l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI)

Au cœur des données industrielles, l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) se positionne comme un acteur clé pour les entreprises. À travers cette interview, Lien Céard, chargée de la diffusion des données à l’INPI, nous partage son expertise sur les défis de la gestion, de l’ouverture et de la sécurisation des données, ainsi que sur les évolutions liées à la transformation numérique. Elle nous explique comment son travail contribue à rendre ces ressources accessibles et exploitables par tous, tout en garantissant leur fiabilité et leur protection. Propos recueillis par Camille Girard, le 17 mars 20261.


Quel a été votre parcours universitaire et pourquoi avoir choisi le Master Archives – « Technologies appliquées à l’Histoire » ?

J’ai commencé par un BUT (Bachelor Universitaire de Technologie) Information Communication, Métiers du livre et du patrimoine. Puis, je me suis tournée vers une licence de lettres afin de faire des stages en bibliothèque et d’enrichir mes connaissances littéraires. La question arriva ensuite du choix du master. Un master dans le domaine de la documentation risquait de ne pas m’apporter de nouvelles connaissances par rapport aux enseignements du BUT. J’ai découvert alors le Master Archives – Technologies appliquées à l’histoire (TNAH) notamment par le biais des travaux réalisés par les étudiants dans le cadre de leur enseignement Python. J’y ai vu une application concrète des enjeux du numérique étudiés en BUT. J’imaginais pouvoir découvrir les outils qui permettent de concevoir une bibliothèque ou des éditions numériques. Continuer la lecture de Entretien avec Lien Céard, chargée de la diffusion des données à l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) →

  1. Photo de couverture : By Econterms – Own work, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=121716664 [↩]

Les boulangers de Toulouse au XVIe siècle

Entretien avec Martin Bugnicourt, archiviste paléographe (promo. 2023), auteur d’une thèse d’École des chartes intitulée Du pain sur la planche. Les boulangers à Toulouse au XVIe siècle. Ce travail a été dirigé par MM. Jean-Marie Le Gall, professeur d’histoire moderne à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et Olivier Poncet, professeur d’archivistique, diplomatique et histoire des institutions de l’époque moderne à l’École nationale des chartes (ENC). Propos recueillis par Louis Cheminot, élève archiviste paléographe en deuxième année.


Pourquoi ce sujet ? Pourquoi Toulouse ? Pourquoi le XVIe siècle ?

Pourquoi Toulouse ? Parce que j’ai une affinité avec la ville : j’y ai fait ma prépa. Et comme je viens du Gers… De même pour le XVIe siècle : comme c’est une période charnière entre Moyen-Âge et Époque Moderne, il y a beaucoup de continuités, en particulier dans l’histoire toulousaine. La ville est particulièrement dynamique à ce moment-là : le commerce du pastel a repris depuis le milieu du XVe siècle, puis fait la fortune de la ville jusqu’au début du XVIe siècle ; il s’effondre avec l’arrivée de l’indigo et des Guerres de Religions. La ville a donc amorcé son « déclin ». C’est aussi une période de grandes constructions architecturales avec de magnifiques hôtels particuliers. Enfin, rappelons que Toulouse forme un bastion catholique dans un pays acquis au protestantisme.

Je voulais d’autre part m’intéresser à l’histoire de l’alimentation, sujet qui me tient à cœur ; étudier un métier précis permettait de concilier ce goût-là avec celui que j’avais pour l’histoire des villes. Un métier de l’alimentation était parfait, car je pouvais parler de nourriture et surtout de nourriture quotidienne, car l’histoire de la gastronomie n’est pas ce qui m’intéresse le plus. Et comme il est impossible d’étudier un métier comme celui des boulangers sans parler de la ville elle-même, je retrouvais mon appétence pour l’histoire urbaine.

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