Entretien avec Fiona Morel, archiviste paléographe (promo. 2026), lauréate du prix Auguste-Molinier, récompensant la meilleure thèse de la promotion, et du Prix Fondation Etrillard. Sa thèse d’École des chartes est intitulée : Julia Bartet, « la Divine » : itinéraire d’une comédienne et singularité d’une célébrité théâtrale féminine à la Belle Époque. Son travail a été dirigé par M. Christophe Gauthier, professeur d’Histoire du livre et des médias contemporains et par Mme Pascale Goetschel, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Propos recueillis par Louis Cheminot, élève archiviste paléographe (promo. 2026).
Pourquoi ce sujet ?
En entrant à l’École, je désirais m’inscrire dans les études d’histoire culturelle, et au cours d’un entretien avec M. Christophe Gauthier, nous avons évoqué ensemble plusieurs pistes : la plus parlante à mes yeux était l’étude d’une comédienne de la deuxième moitié du XIXe siècle. Ce choix s’inscrivait dans la lignée de plusieurs travaux récents de chartistes : Aude Ginestet avait travaillé sur Réjane[1], contemporaine de Julia Bartet, et Anne Jérôme, deux ans avant moi, avait édité les mémoires d’Émile Fabre[2], administrateur général de la Comédie-Française au moment où Julia Bartet y jouait.